L’extinction de masse des animaux s’accélère

L’extinction de masse des animaux s’accélère, Life by Lita

La sixième extinction de masse que connaît la Terre s’accélère. C’est le constat alarmant que révèle une étude publiée le 10 juillet dans les Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS).

La sixième extinction de masse arrive

Gerardo Cebellos de l’Université nationale autonome du Mexique, Paul Ehlich et Rodolfo Dirzo de Stanford, sont les trois spécialistes ayant mené à bien cette étude destinée à faire le point sur le déclin des population des vertébrés terrestres. Pour cela, ils ont pris en compte le nombre d’individus ainsi que l’ampleur de leurs aires de répartition. Les scientifiques on étudiés l’évolution du nombre de vertébrés terrestres au sein de 27 600 espèces. Le résultat est sans appel : « la réelle ampleur de l’extinction de masse qui touche la faune a été sous-estimée : elle est catastrophique ». Ce que les chercheurs considèrent comme « un anéantissement biologique » aura des conséquences catastrophiques avec des impacts écologiques, économiques et sociaux.

La Terre connaît actuellement sa sixième extinction de masse. 32% des espèces de vertébrés sont en déclin. D’autres chiffres sont également parlant : 43% des lions ont disparus depuis 1993 alors que la population des guépards est passée de 100 000 individus à 7 000 entre 1990 et aujourd’hui.

Des facteurs multiples et déjà connus

Ce recul de la biodiversité s’observe partout dans le monde. Si toutes les régions sont concernées par ce déclin, les impacts sont toutefois plus visibles sous les tropiques. L’Amérique centrale et du Sud, l’Indonésie et l’Asie du Sud-Est font partie des zones où les impacts de la disparition de masse des animaux se font le plus ressentir.

Les scientifiques pointent du doigts plusieurs facteurs à cette perte alarmante de la biodiversité. En effet, les vertébrés terrestres subissent une importante perte d’habitats, volés ou dégradés par l’Homme. La démographie, en constante progression entraîne une surpopulation humaine et une surconsommation néfaste pour l’environnement. D’autres facteurs comme l’agriculture, le braconnage, l’urbanisation ou encore les exploitations pétrolières constituent les principaux danger pour l’écosystème. Le changement climatique, qui ne cesse de s’intensifier, n’arrange en rien la situation des animaux.

Il est important de rappeler que si la biodiversité disparaît, c’est l’espèce humaine que nous mettons en danger. En effet, le recul des espèces entraîne une réaction en chaîne, la disparition de l’un entraînant celle de l’autre. L’érosion des écosystèmes aura des « impacts économiques et sociaux » pour l’espèce humaine, explique les scientifiques, avant de rappeler qu’il nous reste que « deux ou trois décennies au maximum » pour agir.

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