Black Panther, le film qui bouscule le cinéma hollywoodien

Black Panther, le film qui bouscule le cinéma hollywoodien, Life by Lita

Impossible de passer à côté de LA sortie cinéma de ce début d’année, Black Panther ! Le dernier Marvel était attendu au tournant. Cette superproduction de Ryan Coogler tient-elle ses promesses ? Rassurez-vous, j’essaie de ne pas dévoiler de scènes importantes histoire de ne pas spoiler ceux qui n’ont pas encore vu le film.

Si vous avez vu Captain America : Civil War, vous avez déjà un pied dans l’univers de Black Panther. T’Challa, alias Black Panther, fait effectivement une apparition à Vienne, lors de la signature des accords de Sokovie par les membres de l’ONU. Il était accompagné de son père T’Chaka, tué par l’explosion d’une bombe.

Synopsis

Suite à la mort de son père dans Captain America : Civil War, T’Challa rentre chez lui au Wakanda, un royaume fictif en Afrique, pour le succéder sur le trône. Le Wakanda jouit de puissances technologiques qui échappent au commun des mortels. Alors qu’il occupe ces nouvelles fonctions de chef, l’apparition d’un vieil ennemi va obliger T’Challa à bousculer la vie paisible et bien cachée du peuple du Wakanda.

Black Panther en bref

Sorti le 14 février en France, Black Panther connaît un succès sans précédent auprès du public et de la critique cinématographique. Le dernier long-métrage de Marvel fait partie du top 5 des plus grosses sorties de l’histoire. Qu’est-ce qui fait le succès de Black Panther ? Pourquoi les critiques sont-elles quasiment unanimes ?

Black Panther est un film à 90% « black ». Du réalisateur aux acteurs, la culture afro-américaine est mise a l’honneur en occupant tous les rôles principaux. Un véritable ovni dans le cinéma hollywoodien. Avec son superhéros, le réalisateur Ryan Coogler fait voler en éclats cette malheureuse légende voulant que les films dont les acteurs principaux sont noirs ne fonctionnent pas auprès du public.

Ce qui fait la force de ce film c’est son appui ouvertement politique. Oui, un blockbuster avec un homme en combinaison moulante peut délivrer des messages importants. Replaçons les événements dans leur contexte. Black Panther n’est pas tout jeune. En effet, le film s’inspire d’une BD de 1966, une période où les Afro-américains se battent pour leurs droits civiques. Dans le long-métrage, c’est toute cette culture et cette histoire qui est habilement retranscrite à notre époque.

Un regard neuf sur la culture afro-américaine

Black Panther est un véritable hommage à la culture afro-américaine, sans pour autant l’opposer durement aux autres cultures dites « colonialistes ». C’est là toute la finesse du scénario : mettre les détracteurs des populations noires devant leurs actions et leurs contradictions. Black Panther offre une image positive des Afro-américains, très loin des clichés habituellement acquis aux films hollywoodiens. Rien de ce que l’on voit souvent dans les films américains : pas d’accent moqueur, pas de cheveux de toutes les couleurs, pas d’acteurs noir uniquement là pour apporter la touche « gansta » ou comique du film. Non, Black Panther montre une culture beaucoup plus riche. La justesse du film élimine toutes oppositions entre les populations, mais instaure une certaine harmonie qui va permettre aux héros d’accomplir leurs missions et de grandir.

Ryan Coogler brise un cliché bien encré : un pays d’Afrique est un pays sous-développé. Le royaume du Wakanda mêle tradition et technologie de pointe. Le pays est d’une richesse inimaginable grâce au vibranium, possède une technologie avant-garde et n’a jamais été envahi par des puissances coloniales. Le Wakanda se protège et se nourrit lui-même.

Des références historiques

Black Panther est un film résolument ancré dans le réel et qui aborde de façon décomplexée des sujets sensibles. Dès le début du film, le réalisateur nous présente une scène qui fait référence au tragique enlèvement de 276 lycéennes au Nigeria en 2014. Il nous rappelle que ces horreurs sont toujours d’actualité, que ces jeunes n’ont pas pu toutes rentrer chez elles, et que que de jeunes hommes ont aussi été forcé au combat.

Le réalisateur Ryan Coogler multiplie les références au colonialisme ou encore la ressemblance de T’Challa à Martin Luther King. Son ennemi Killmonger lui, fait directement écho à la mouvance Blanc Panther Party. Les membres de ce mouvement fondé en 1966 se sont armés pour protéger la communauté noire, en réponse aux brutalités policières de l’époque.

Un film féministe

Les Spice Girls prônaient le « Girl Power ». Black Panther, lui, invente le « Woman power ». Les femmes occupent des rôles centraux et sont de véritables guerrières aux valeurs inébranlables. Pas de potiches, non. Des femmes, des vraies. Ces femmes fortes, indépendantes, qui savent se battre, celles auxquelles on rêve toutes de ressembler secrètement. Si Black Panther est le superhéros du film, les femmes qui l’entourent sont toute aussi importante que lui.

Black Panther, Life by Lita

En effet, Shuri, la petite soeur de T’Challa est le cerveau du casting. C’est elle qui s’occupe de l’aspect technologique de son superhéros de frère. Une mission indispensable quand on sait que tout le royaume est construit sur sa technologie futuriste. C’est un personnage que j’ai particulièrement aimé. Drôle, intelligente et magnifique, sa relation fusionnelle avec son frère est tout simplement émouvante.

Black Panther, Life by Lita

Nakia, qui fait chavirer le coeur de T’Challa, est une guerrière et espionne qui s’engage à défendre le Wakanda et les femmes. Elle n’est pas là juste pour être le faire-valoir de Black Panther, mais plutôt pour défendre coûte que coûte le royaume.

Black Panther, Life by Lita

Que dire de Okoye ? Une véritable guerrière avec une loyauté inébranlable. C’est une guerrière, une vraie. Son crâne rasé révèle sa féminité naturelle, qu’elle revendique dans le film. Okoye est une puissante guerrière qui saura combattre aux côtés de Black Panther, pour l’aider à sauver le Wakanda.

Le réalisateur met en avant l’égalité des genres, et ça, ça fait du bien !

Le droit à l’erreur

Le film de Ryan Coogler soulève la question du bien et du mal. On remarque qu’il n’y a pas de réponse stricte apportée. Est-ce bien ou mal ? La réponse est beaucoup plus complexe qu’un simple « oui » ou « non ». C’est ce que va apprendre T’Challa par ses mésaventures. La confrontation entre le père et le fils montre deux visages, deux chemins qui se révèlent devant notre superhéros. Il va apprendre à ses dépens que chaque décision a ses conséquences, bonnes ou mauvaises. Le film oppose un regard pacifique incarné par T’Challa, et l’autre beaucoup plus violent de son ennemi torturé.

Et la bande-son du film dans tout ça ?

Les stars du rap et du R’n’B se sont réunis pour un album qui cartonne ! Pour la bande-originale c’est Kendrick Lamar et son titre All Stars qui donne le ton. Accompagné de le chanteuse SZA, la musique bénéficie d’un clip sublime inspiré du film.

La musique semble avoir été soigneusement choisie. Les sonorités largement urbaines apportent aux scènes une puissance qui prend au tripes. Certains titres sont très décalés, à l’image d’un featuring insolite entre Snoop Dogg et Psy. Oui Psy, l’interprète sud-coréen de Gangnam Style. Je vous laisse vous faire votre avis sur ce titre (et clip) complètement loufoque !

Mon avis

Black Panther est un ovni dans la liste des blockbusters hollywoodien. Par son histoire, sa réalisation, son mélange entre tradition et futur, ses références, son esthétisme, le long-métrage de Ryan Coogler offre un superhéros au sommet.

Black Panther offre en quelque sorte une écriture alternative du passé et du futur. Il montre une population noire qui revendique ses origines et qui est en est fière. Le scénario ne tombe jamais dans la caricature mais, dessine plutôt un avenir où les perspectives changent.

Par ailleurs, le film est une véritable ode au continent africain. Si le Wakanda se situe au Nigeria, les costumes, les paysages et les symboles s’inspirent de toute l’Afrique. Les costumes sont d’ailleurs très réussis ! Impossible de rester de marbre devant ces magnifiques et fortes femmes guerrières dans leurs costumes loin des habits « femme-objet » qu’on a l’habitude de voir.

Black Panther est le film qui bouscule le cinéma hollywoodien. Grâce à ces millions de dollars engrangés, les studios se rendent enfin compte qu’il existe bien un public demandeur de ce type de production. Rappelons que la communauté noire occupe très peu le paysage cinématographique aux États-Unis, surtout en ce qui concerne les rôles principaux.

Le film est devenu un véritable phénomène mondial. Vous en doutez ? Faites donc un tour sur les réseaux sociaux. Le slogan du film, « Wakanda forever », est devenu un signe politique que s’est approprié le grand public. Il est aujourd’hui synonyme de militantisme contre le racisme. N’en déplaise à Donald Trump qui a récemment qualifié l’Afrique et Haïti de « pays de merde », Black Panther est le point de départ d’une fierté revendiqué de la population afro-américaine. Les photos où les anonymes croisent leur bras pour former un « W » (pour Wakanda) pleuvent sur le web. De Snopp Dogg à Paul Pogba, même les stars prennent part au mouvement.

Et vous, avez-vous déjà vu le film phénomène Black Panther ? Qu’en avez-vous pensé ? Cet article vous a-t-il donné envie de le voir ? N’hésitez pas à partager votre expérience !

 

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